« T », le Premier Roman d’Arnaud Formal au cœur des Triades et de l’art du Thé

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Quelle meilleure saison que celle où les récoltes de thés de printemps battent leur plein dans les contrées lointaines de la Chine pour vous parler de ce roman « T ». Je me le procurais au printemps dernier en ligne sans savoir sur quoi j’allais tomber. J’avais besoin d’un roman, d’une histoire. La magie de Google m’entraînait vers « T », un polar autour du thé tout aussi intriguant que son avant-goût : «  En Chine, un théier sacré est foudroyé. Un seul kilo de la dernière récolte sera sauvé : L’ultime soupir. Lors de sa vente aux enchères, une triade Taïwannaise acquiert ce thé pour la somme record de 9 million de dollars. Le lendemain, l’Ultime Soupir est volé. Un maître de thé et un ancien journaliste auront une semaine pour récupérer les précieuses feuilles… »

Bien m’en prendrait de vous faire une fiche de lecture…Mais laissez moi vous livrer mes impressions que j’échangeais également avec son auteur.

Je faisais régulièrement, au cours de l’avancée dans l’intrigue et à ma plus grande joie, des aller-retours entre l’univers de Pennac (Les personnages et amis de Monsieur Malaussène auraient pu surgir à n’importe quel moment!) et l’univers énergique d’un film d’action américain (et n’y voyez rien de péjoratif, c’est un compliment!). Artus, le narrateur et personnage principal est un anti-héros plein de charme, comme je les aime.

Autant vous dire que l’univers des triades, de la mafia chinoise, ne me sont pas des plus familiers. J’apprenais plus tard, qu’Arnaud Formal, auteur de ce roman et journaliste, avait creusé ce sujet intriguant, d’où ces ambiances et atmosphères si bien illustrées.

Revenons au thé, notre prétexte après tout. Sans en être totalement certaine, je ne pouvais m’empêcher de faire le lien entre Maître Tian, le Maître de Thé de cette intrigue et Maître Tseng, de la Maison des Trois Thés rue Saint Médard à Paris. Y ayant mes habitudes, le décor de ce lieu était un parfait modèle pour mon imagination. Je ne veux pas trop vous en révéler mais Artus, semble apprécier particulièrement les notes de fruits jaunes, exotiques (mangue, abricot)…

 

Le hasard a fait que nous avons pu échanger avec Arnaud Formal. J’en ai profité pour lui poser les trois questions qui me venait à l’esprit. Voici ses réponses !

Mademoiselle Thé : Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire un roman sur le Thé?

Arnaud Formal : « Une rencontre. Celle de Maître Tseng de la Maison des 3 thés, rue St Médard. Le Monde2 m’avait demandé de réaliser un reportage sur le thé et un ami épicurien m’avait parlé de cet endroit où il fallait montrer patte blanche avant d’accéder au sanctuaire… Cela a aiguisé ma curiosité, moi qui à l’époque voyais le thé comme une boisson pour vieilles ladies ou pour malade convalescent. L’univers et la découverte du « vrai » thé m’a tout de suite séduit. Je suis retourné aux 3 T pour moi, pour me couper du monde le temps d’une dégustation. J’ai fait peu à peu mon éducation. Beaucoup discuté avec Fabien, l’associé de Maître Tseng. Et puis l’idée d’un roman est naturellement venue. Je ne sais plus devant quelle liqueur… »

Mademoiselle Thé : Pouvez-vous nous parler des personnages et de l’intrigue?

Arnaud Formal : « L’histoire s’inspire fortement de la vie de Maître Tseng et de son associé (le narrateur du livre) évidement romancé. Même si parfois je suis en de ça de la vérité d’après Fabien. L’action se passe en Chine, à Taiwan puis à Paris, Londres et en Corse. Journaliste, j’ai enquêté sur le milieu des triades et de leurs présences en Europe. Les passerelles avec le thé sont étonnantes. Pour résumer, un kilo de thé inestimable est vendu aux enchères. Une triade l’acquiert pour 9 millions de dollars. Le lendemain de la vente, le thé est volé. S’en suit une intrigue en mode thriller pour le retrouver. »

Mademoiselle Thé : Quels sont vos coups de coeur thés/boutiques de thé?

Arnaud Formal : « Pour les boutiques, je suis attaché forcement aux 3 T (Maison des Trois Thés). Sinon, lors de mes reportages, j’aime bien dénicher des thés originaux. Dernière trouvaille : à Malacca (Malaisie), j’ai découvert dans une petite échoppe un Pu Er Vert (!) excellent. Sinon j’aime tous les thés chinois avec une préférence pour les wu long dont une vie ne suffira pas pour tous les découvrir. Je ne connais pas le thés japonais mais compte bien connaître ses jardins au plus tôt. »

Ma prochaine visite à la M3T (Maison des Trois Thés) sera pour un Gui Lin Yu Luo ou pour un Song Yang Yin Hou (à moins que cela ne soit pour un thé vert qu’ils viennent juste de recevoir à l’heure où je vous écris) et mes pensées iront vers Artus Kergonan et Maître Tian, en imaginant(espérant!) la suite! A moins qu’il ne reste caché dans la cave des grands crus quelques grammes de l’ »Ultime Soupir »…

Bonne lecture et bonne dégustation de thé à tous !

 

Vous trouverez ce roman (en cliquant sur le lien) sur le site en ligne des Editions Dominique Défossez pour 13€ (comptez 2 euros de frais de port).

 

 

 

 

La Maison des Trois Thés
1 rue Saint Médard
75005 Paris
Tel : 01 43 36 93 84
Métro : Place Monge

Ouvert du Mardi au Dimanche

Boutique de 11h à 19h30 – Dégustation de 13h à 18h30 (je vous conseille de réserver)


 

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