Les Premiers Darjeeling de Printemps 2012 des Jardins Tumsong et Lingia par la Maison THEODOR

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Alors que nos bourgeons et nos fleurs reprennent vie en ce début de printemps, les premières caisses tant attendues de Darjeeling First Flush vont pouvoir rejoindre nos tasses et théières et envoûter nos palais avec leurs notes puissantes de fruits, de fleurs, d’épices… Rien que d’en parler, et vous me croirez si vous le voulez, ma salivation se met en action!

Guillaume Leleu, Insolent Parisien, grand connaisseur et créateur de la Maison de Thé THEODOR, nous annonce l’arrivée de deux premiers lots de Darjeeling de Printemps 2012 tout droit venus des plantations de TUMSONG et de LINGIA (voir ci-dessous; je vous ai préparé des cartes pour vous repérer parmi les jardins de Darjeeling). Il nous fait la joie de nous parler de l’histoire de chacun de ces jardins, partage ses notes de dégustations et vous offre un cadeau (Boite collector « Soyons Green ») ainsi qu’une remise de 10% pour l’achat de ces thés. Vos commandes seront envoyées dès le 28 mars 2012! Si ce n’est pas de l’avant-première ça!

 

HISTOIRE DU JARDIN DE TUMSONG par Guillaume LELEU

« Les populations locales de la Vallée d’Or (Golden Valley) de Darjeeling vénéraient, entre autres divinités, une déesse hindoue connue sous le nom de Tampsa Devi. Ils l’adoraient dans un temple dédié à son nom situé sur une pente escarpée qui s’étage de 800 à 1700 m d’altitude, et qui offre une vue fantastique sur le majestueux Kanchenjunga.

C’est à cet endroit que la plantation de thé de Tumsong a été plantée en 1867. Par respect des croyances de la population indigène, le jardin a été planté autour du temple et on laissa aux habitants de la région un libre accès au sanctuaire.

JA Wernicke, l’un des frères qui lançait une plantation de thé à Lingia, non loin de là, à la même époque, était aussi propriétaire de Tumsong. Ce qui n’était au départ qu’un petit domaine de 80 hectares seulement se développa au fil du temps pour atteindre une superficie de 186 hectares, dont 114 hectares plantés, avec 480 employés pour en prendre soin.

Les thés de Tumsong sont réputés figurer parmi les meilleurs de la région de Darjeeling, et atteignent des prix élevés en ventes aux enchères. Le crédit en revient peut-être principalement à la déesse dont les terres abritent le jardin. Tamsa règne sur ce paysage serein et surréel, et remplit d’harmonie l’atmosphère. Dans la région, on cite souvent Tumsong comme le « jardin des cœurs heureux » .

De surcroît, l’ensemble du domaine est exposé face à la partie la plus élevée de la chaîne himalayenne, ce qui le met directement sur la route d’une brise froide permanente. Cela provoque une croissance lente des plants, et leur donne ainsi tout le temps nécessaire pour gorger les feuilles de ce parfum particulier de muscat propre à ses thés exotiques. De plus, le jardin, maintenant certifié 100% bio, offre l’un des pourcentages les plus élevés de plants de pure Chine de première qualité.

Comme tous les jardins de la plantation de la Chamong Darjeeling Estates, Tumsong est soumis à un contrôle qualité strict tout au long de la production, de la cueillette au conditionnement. Tous les aspects de la production sont soumis aux normes HACCP* et aux règlements JAS (norme japonaise bio), y compris une traçabilité pour toute facture, que ce soit sur les champs  ou à l’usine.

Je conclurai par cette maxime locale relative à ce jardin :

« Sentez le souffle frais et parfumé du Kanchenjunga dans votre tasse de thé, et sentez-vous béni par l’effleurement d’une déesse, vous êtes à Tumsong »

*Note de Mademoiselle Thé : HACCP = Hazard Analysis Critical Control Point. L’HACCP est un système qui identifie, évalue et maîtrise les dangers significatifs liés à la sécurité alimentaire.

 

TUMSONG » DJ-1 SFTOGFOP : NOTES DE TASTING de Guillaume LELEU

 « Nous avons fait le choix, cette année, de cette parcelle de Darjeeling dont la réputation n’est plus à faire, exclusivement récolté pour elle pour ce DJ.1 SFTGFOP** (voir plus bas pour les explications). Le thé révèle, un exceptionnel parfum de pomme verte, mangue, frais et long en bouche, unique et surprenant. Les feuilles sont d’une élégance rare, bien travaillées, riches en bourgeons argentées et pourprées de vert. Ce Jardin nous offre une tasse majestueuse, un grand Cru de Darjeeling, émouvant. »

DARJEELING DE PRINTEMPS – DJ-1 « JARDIN DE TUMSONG » – 1ST FLUSH SFTGFOP-1

(cliquez sur le lien ci-dessus pour découvrir le produit)

 PRIX DE VENTE PUBLIC : 39Eur les 100g

Une offre spéciale pour les lecteurs de Mademoiselle Thé :

Pour toute commande avec au moins 100g de Darjeeling dePrintemps soit de TUMSONG, soit de LINGIA, passée en ligne, toute personne indiquant le code MLLE THE recevra  recevra gratuitement une Boîte Vide Collector-Ré-édition « SOYONS GREEN »et bénéficiera en plus de 10% de réduction sur toute la commande (hors rubrique utile et futile).

Les frais de port sont offerts à partir de 30€ d’achat.

 

 

HISTOIRE DU JARDIN DE LINGIA par Guillaume LELEU

« En 1867, deux missionnaires allemands, les frères J.A. Et F.J. Wernicke, plantèrent du thé sur un terrain situé dans la vallée de Golden Top, environ 30 km à l’ouest de la ville de Darjeeling et tout près de la frontière de l’Inde avec le Népal.

Cette zone avait pour nom « Ling-ge » en lepcha, ce qui signifie « le triangle des 8 sommets ». Les terres du domaine du thé Lingia se trouvent dans cette vallée d’altitude, éblouissante, qui regarde le Kanchenjunga couvert de neige. Les terres du domaine s’étalent de 850 à 1830 m d’altitude.

Lingia est l’un des plus petits domaines acquis par la plantation Chamong. Le jardin couvre seulement 220 hectares, dont 114 hectares plantés de pure feuille de Chine de la variété Black China. C’est là le type d’arbre à thé le plus proche, génétiquement, de l’arbre rose.

Lingia est certifié 100% bio, et détient, sous sa propre appellation, plusieurs certifications et accréditations. Par exemple la certification de culture bio IMO (organisme officiel Allemand comme Ecocert en France) pour l’Union Européenne, les certificats USDA (Etats Unis), NPOP (Inde), JAS (Japon), SGS (Inde), ainsi que la garantie de conformité aux normes HACCP.

Relativement à sa taille réduite, Lingia est fortement peuplée. Environ 5.000 personnes y vivent, majoritairement issues de l’ethnie locale des Gurkhas (Népalais).

Conformément à sa politique de modernisation, de développement et de progrès social dans l’ensemble de ses jardins, Chamong s’efforce d’améliorer les conditions de vie des habitants de Lingia. Chamong offre un accès gratuit à l’instruction primaire, aux services de santé et au logement, à l’ensemble des employés et de leurs familles.

Par souci de préserver l’environnement, de surcroît, toutes les installations de production d’énergie sont hydro-électriques sur l’ensemble des jardins de Darjeeling que possède la plantation, dont Lingia. »

 

LINGIA DJ-1 – SFTGFOP : NOTE DE TASTING de Guillaume LELEU

Exclusivement récolté pour notre maison, ce 1st Flush DJ-1 est sublimé par des conditions climatiques exceptionnelles du moment à Darjeeling. Le thé d’excellence « black china » de Lingia est renommé dans le monde entier. Il révèle, un parfum de rose, unique et qui ne peut être obtenu sur aucun autre jardin de Darjeeling, et qui en fait un délice. Le First Flush de cette année est d’une beauté rare que les Tea-tasters aiment appeler « Couleurs de Jade ». La liqueur vert d’eau, tendre est d’une clarté étonnante, offrant en tasse des arômes extraordinaires qui enveloppe le palais.

DARJEELING DE PRINTEMPS – DJ-1 « JARDIN DE LINGIA » – 1ST FLUSH SFTGFOP-1

(cliquez sur le lien ci-dessus pour découvrir le produit)

 PRIX DE VENTE PUBLIC : 39Eur les 100g

Une offre spéciale pour les lecteurs de Mademoiselle Thé :

Pour toute commande avec au moins 100g de Darjeeling dePrintemps soit de TUMSONG, soit de LINGIA, passée en ligne, toute personne indiquant le code MLLE THE recevra  recevra gratuitement une Boîte Vide Collector-Ré-édition « SOYONS GREEN »et bénéficiera en plus de 10% de réduction sur toute la commande (hors rubrique utile et futile).

Les frais de port sont offerts à partir de 30€ d’achat.

Je remercie Guillaume Leleu pour ses explications et cette offre exclusive pour les lecteurs de Mademoiselle Thé.

**Je reprends le relais en partageant avec vous quelques informations succinctes autour des thés d’Inde. Je vous reparlerai dans un prochain billet de l’histoire du thé en Inde et l’épopée de Robert Fortune, ce Britannique voyageur farfelu, sans qui le thé indien n’aurait certainement jamais connu un tel essor.

Pour faire court, le thé noir est le thé majoritairement produit dans cette région du monde (même si les thés blancs, verts et oolongs s’installent mais en moindre quantité) :

- soit via un procédé « orthodoxe » : on cueille la feuille, on la déshydrate (flétrissage), on la roule, on la fait s’oxyder, on la sèche et on procède au triage (j’y reviendrai également dans un prochain billet),

- soit via le procédé CTC : Crushing-broyage, Tearing-déchiquetage, Curling-roulage (ce qui donne des toutes petites boulettes de thé utilisées en général pour l’industrie du sachet « Macdonaldisé » ; là je fais du teasing pour un futur article de Mademoiselle Thé!)). Les thés verts et de façon plus marginales les thés semi-oxydés « oolong » sont parfois proposés. Je vous avoue être très classique pour ce qui est des thés indiens : du noir, surtout du noir !

Pour s’y repérer dans les abréviations à rallonge des grades de ces thés qui nous donnent des indications quant à la qualité des feuilles, voici quelques repères :

- Plus y il a de lettres, plus la cueillette est exceptionnelle (non, non, je ne plaisante pas, c’était ma façon de me repérer dans une boutique !)

- 2ème Principe : vous trouverez des feuilles entières, des feuilles Brisées ou Broken (B), des Fanning (F) ce qui reste après avoir tamisé les plus grosses feuilles brisées et les Dust, la poussière.

- Vous partez ensuite de la notion de Orange Pekoe. Rien à voir avec un parfum d’orange ; il s’agit d’une référence à la famille Royale Néerlandaise du même nom parmi les premiers importateurs de thé et à au terme chinois de Pak-Ho « Fin duvet ou duvet blanc » en référence à la couleur des cheveux de bébé !) à laquelle vous ajoutez un qualificatif :

o             Orange Pekoe (OP) : il n’y a que des feuilles

o             Flowery Orange Pekoe (FOP) : feuilles avec un peu de bourgeons

o             Golden Flowery Orange Pekoe (GFOP) : idem mais les bourgeons sont à pointe dorée

o             Tippy Golden Flowery Orange Pekoe (TGFOP) : moitié feuilles / moitié bourgeons

o             Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe (FTGFOP) : si les bourgeons sont bien développés

o             Special Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe (SFTGFOP) : encore mieux

o             SFTGFOP1 : le numéro 1 indique que la cueillette des jeunes pousses est fine (le bourgeon et les deux premières feuilles). Il n’est rajouté que très rarement quand la qualité du lot est jugée exceptionnelle.

 

- A ces grades s’ajoutent la période de la cueillette :

o             First Flush : Printemps

o             Second Flush : Eté

o             Mousson ou Third Flush après une pause accordée aux théiers appelée dormance ou « Banjhi » (Juillet à Septembre)

o             Automne

- Les qualités organoleptiques, si vous devenez des « ayatollahs » des Darjeeling de Printemps (certains se reconnaitront à la lecture de ces lignes, et je le dis avec beaucoup de respect et de bienveillance!!!), seront également apportées par le théier en lui-même. On parlera de « cultivar » (cultivated varieties):

o             Classique : le théier descend des plants de théiers Chinois (Sinensis)

o             Clonale…

- La dernière notion est celle du numéro de lot (les fameux DJ à la fin de l’appellation) ; DJ pour Darjeeling. Chronologiquement, les jardins vont numéroter leur lot de DJ1 (pour la 1ère récolte de l’année) à DJXXX.

Il existe trois régions majeures de culture du thé en Inde. Elles disposent d’une Indication Géographique Protégée (IGP) mise en place avec cahier des charges dans les années 80 par le Tea Board of India. Ils existent bien entendus d’autres régions productrices mais ces dernières ne bénéficient pas de l’IGP, comme le Sikkim au nord de Darjeeling entre le Népal et le Bhoutan, le Terai, le Cachemire au nord ouest de l’Inde, le Kérala à l’ouest des Nilgiri…

 

Darjeeling : entre 300 et 2500 mètres d’altitude. Ces théiers cultivés sur les contreforts himalayens sont tous issus de la variété chinoise Camellia Sinensis Sinensis. On y compte près de 90 jardins dont les plus célèbres me font facilement voyager à la simple lecture de leur nom : Castleton, Margaret’s Hope, Risheehat, Tukvar, Balasun, Phuguri… Je demeure relativement méfiante lors de l’achat d’un Darjeeling dans la mesure où il est avéré qu’il se vend 4 à 5 fois plus de Darjeeling dans le monde qu’il ne s’en produit. Les prix parfois exorbitants de ce « Champagne »du thé a indubitablement conduit à des dérives…

Assam : une région de plaines, à l’est de de Darjeeling. Cette région était initialement une jungle. C’est en procédant à son défrichage que fut découverte une variété de théier sauvage, endémique, le Camellia Sinensis Assamica beaucoup mieux adapté au climat pluvieux des plaines d’Assam.

Nilgiri : une région montagneuse au sud de l’Inde entre 1000 et 2000 mètres d’altitude. Cette région transforme majoritairement son thé par le procédé du CTC à partir de théier Assamica. L’un des plus grands jardins est celui de Tiashola.

A très vite pour de nouvelles aventures théistiques ! Et bonne dégustation de darjeeling de printemps…

 

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2 Responses to “Les Premiers Darjeeling de Printemps 2012 des Jardins Tumsong et Lingia par la Maison THEODOR”

  1. Francine dit :

    Mille mercis pour ce bel article, un de plus! J’ai eu le bonheur de goûter le Tumsong,émotions gustatives immédiates et intenses, et pourtant je me méfiais des first flush, ces jeunes feuilles fougueuses et trop astringentes pour mon goût! Ici pas du tout, douceur, fraîcheur et harmonie… on en reprendrait, ce dont je ne me prive pas! De plus, j’ai adoré le texte qui l’accompagne, à la fois informatif et poétique, il raconte une histoire et Lu Yu sait si je les aime…

    A bientôt, j’espère, à Bruxelles peut-être?

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