[CARNET DE VOYAGE] CHINE : La Fabrication du Thé Vert à Anji

Une Fabrication Thé Vert Chinois Anji Mademoiselle Thé

Je rentrais, il y a quelques semaines de ces provinces chinoises où j’ai pu partager des merveilleux moments de thé grâce à Pascal Delot, acheteur de thé en Chine et sa compagne. La première famille de fermiers rencontrée produisait un thé vert sauvage à 80 km d’Hanghzou (cf. l’article [CARNET DE VOYAGE] CHINE : Le Thé Vert Sauvage d’Anji.)

Je souhaitais partager avec vous cette première expérience de manufacture du thé vert. Qu’il soit sauvage ou pas, peu importe, vous retrouverez toujours les étapes majeures suivantes :

1°) LE FLETRISSAGE

2°) LA TORREFACTION

3°) LE ROULAGE

4°) LE SECHAGE OU DESSICATION

Une fois les feuilles cueillies, elles sont ensuite apportées par les cueilleuses puis pesées dans la petite manufacture au cœur de ce minuscule village chinois du Zhejiang.

La pesée, j’y reviendrai dans un article bien spécifique, est un moment important pour les cueilleuses dans la mesure où elles sont rémunérées au poids de feuilles ramassées. Les feuilles sont étalées sur des claies de bambous (des tapis à même le sol ou encore de grands plateaux) de façon à ce qu’elles flétrissent (entre ½ journée et 1 journée selon le taux d’humidité ambiant). Elles perdent ainsi une partie de leur eau.

 

Une fois ramollies, les feuilles encore d’un vert très tendre sont chauffées ou torréfiées quelques minutes (ici à 290°C) sur une plaque vibrante de façon à ne pas brûler les feuilles.

Certaines familles, vous le verrez dans mes prochains billets, utilisent un tambour rotatif et/ou un grand wok. L’objectif est le même. Il s’agit ici de neutraliser l’enzyme (la traduction qui m’a été donnée est l’enzyme « oxydative ») qui au contact de l’air est responsable de l’oxydation de la feuille. Quand j’explique ce phénomène d’oxydation aux enfants, je prends l’exemple d’une banane ou d’une pomme qui noircit après avoir été épluchée. En le chauffant ou en versant un jus de citron dessus, le fruit ne noircit pas !

Les  feuilles sont ensuite roulées. Le roulage a pour fonction de donner une certaine forme à la feuille (dans le cas du thé vert sauvage d’Anji, les fermiers donnent un aspect froissé voire une forme de « Sourcil » aux feuilles). Ce roulage permet également de libérer les sucs et les huiles essentielles.

Je ne peux pas décrire ici les odeurs régnant dans cette petite manufacture surchauffée. Je garde en mémoire des odeurs de confitures de mûres comme si j’avais le nez sur la bassine en cuivre fumante !

Etape ultime : le séchage. Chez tous les fermiers que nous avons visités lors de notre voyage autour du thé, chacun avait une méthode différente pour sécher les feuilles et ne laisser que 5% environ d’humidité dans la feuille de thé. Dans ce village, les femmes, au dessus de petits bacs chauffés à 80°C et ventilés, veillaient à séparer les feuilles de façon à ce que toutes sèchent harmonieusement. La principale source d’énergie pour faire fonctionner ces fours est le bambou, ce même bambou provenant des forêts de montagne où pousse ce thé sauvage.

Ce qui m’a sûrement le plus étonnée était de voir la liesse du village autour de la fabrication du thé. Toutes les générations sont réunies autour de la petite manufacture.

Chaque famille a passé sa commande et vient chercher son thé tout juste préparé. L’occasion de partager un moment, un alcool de riz, de parler de tout, de rien, et notamment de l’attraction que constitue la visite de ces étrangers venus de si loin!

Vous pouvez acheter ce thé vert sauvage d’Anji ainsi que les thés séléctionnés par Pascal Delot :

En boutique à Lyon ou en ligne

Chez Long Jing
50, cours Vitton 69006 Lyon
Tél : 04 37 24 04 05

En boutique à Paris

Chez Neo T
89, rue des Martyrs
75018 Paris
Tél : 01 53 41 69 76
Metro : Abesses
Au Temple du Thé
33 rue de la Cour des Noues
75020 Paris
Tél : 01 43 66 01 98
Métro : Gambetta

En boutique à Tours

Chez Au Fil du Thé
15 RUE DU COMMERCE
37000 Tours.
Tél : 02.47.20.14.10

Vous pourrez également relire l’article concernant les couleurs de Thé.

Bonne lecture et bon voyage « virtuel » à tous!

 

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6 Responses to “[CARNET DE VOYAGE] CHINE : La Fabrication du Thé Vert à Anji”

  1. Francine dit :

    Merci Mademoiselle Thé de m’avoir fait voyager dans ce lieu paisible où les faiseurs de saveurs gardent l’amour du travail bien fait. Je vais de ce pas me préparer un Long Jing en pensant aux articles suivants. A ta « avec-thé » (je ne dis plus jamais santé…)

  2. Mister thé dit :

    J’adore le thé vert de cette région, merci de nous y faire voyager !

  3. [...] Pascal Delot et sa compagne viennent rarement en France mais ne manquent pas de passer par les boutiques qui distribuent leurs découvertes et j’ose le dire « petites merveilles » rapportées des campagnes chinoises comme par exemple le thé vert sauvage d’Anji (pour ce qui est de sa fabrication, vous pouvez la découvrir ici). [...]

  4. [...] et à la manufacture des thés (lire mes premiers billets ici (thé sauvage d’Anji) et là (Manufacture du Thé Vert). Vous vivrez des moments uniques dans des villages, des temples et chez de petits fermiers qui [...]

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